L’intégration de la santé mentale à l’INFPE : vers une formation complète et durable

L’Association des Jeunes pour le Bien-être Familial (AJBF) et l’Institut national de Formation des Personnels de l’Éducation (INFPE) ont achevé le cycle complet des sorties de suivi de l’intégration des modules de santé mentale dans la formation initiale des enseignants. Après les directions régionales du Guiriko, du Bankui et du Djôrô, c’est au tour des directions du Nakambé, du Yaadga, du Goulmou et du Oubri d’avoir accueilli les équipes de suivi, marquant ainsi la clôture d’une démarche nationale saluée par tous les acteurs.

Ces dernières sorties de suivi ont permis de constater avec satisfaction que l’enseignement des modules de santé mentale est bel et bien effectif dans l’ensemble des directions régionales visitées. Les équipes dépêchées sur le terrain ont pu observer des séances de formation, échanger avec les formateurs permanents de l’INFPE et recueillir les impressions des stagiaires. Le constat est unanime : l’intégration ne reste pas lettre morte. Elle vit, elle se transmet, elle se réinvestit dans les pratiques pédagogiques quotidiennes.

Dans les directions du Nakambé, du Yaadga, du Goulmou et du Oubri, les visites ont révélé un niveau d’appropriation encourageant. Les formateurs permanents, eux-mêmes formés lors des ateliers organisés entre 2024 et 2025, ont démontré une maîtrise solide des contenus et une réelle capacité à les transmettre avec pédagogie et sensibilité.

Ce qui a particulièrement frappé les équipes de suivi, c’est l’ouverture remarquable des stagiaires face aux thématiques de santé mentale. Loin des réticences que l’on aurait pu craindre sur des sujets encore tabous dans bien des contextes, les futurs enseignants ont montré une réceptivité sincère, une curiosité bienveillante et un engagement concret. Ils ont intégré les notions essentielles et semblent déterminés à les mettre en œuvre dès leur prise de poste.

« Ce que nous avons vu sur le terrain nous remplit de fierté et d’espoir », confie la coordinatrice du programme, Camille Zougmooré. « Les stagiaires ne se contentent pas d’apprendre des théories. Ils s’approprient ces outils, ils en parlent naturellement, et ils comprennent l’importance de leur rôle auprès des enfants », renchérit le conseiller local, Jean Isaac OUATTARA. 

Une satisfaction générale pour clore un cycle ambitieux

La conclusion de ce cycle de suivi dans les sept directions régionales de l’INFPE est vécue comme une véritable victoire collective. Pour l’AJBF, pour l’INFPE et pour la Fondation Kinderpostzegels, partenaire technique et financier du programme « À l’école en toute sérénité », ce bilan positif confirme la pertinence et la viabilité de l’approche adoptée en attendant le rapport final.

Cette dynamique s’inscrit pleinement dans le Plan stratégique de santé mentale 2022-2026 du gouvernement burkinabè et dans les réformes éducatives portées par le MEBAPLN. Elle démontre qu’avec un accompagnement méthodique, une volonté institutionnelle affirmée et des acteurs de terrain engagés, il est possible de transformer durablement les pratiques éducatives au Burkina Faso.

En bouclant ce suivi sur l’ensemble du territoire national, l’AJBF et l’INFPE posent les jalons d’un système éducatif plus humain, plus attentif, plus résilient. Chaque futur enseignant formé dans ces directions régionales repart avec des outils concrets pour la détection, la prise en charge et le référencement des élèves en detresse psychologique pour que, dans chaque salle de classe du Burkina Faso, chaque enfant puisse vraiment être « à l’école en toute sérénité ».

Laisser un commentaire